Coopération Mali - France

IRD au Mali >Programme scientifique du Centre

Présentation des activités de l'IRD au Mali

L'IRD a débuté ses activités au Mali dès le début des années cinquante par une cartographie pédologique. À partir de 1972, ces recherches ont été étendues à l’hydrologie, la géologie, l’hydrobiologie, la mammologie, la santé publique, ainsi qu’aux domaines de la culture, de l’éducation et de la décentralisation.
Depuis 2004, les recherches se sont renforcées avec l’engagement de nouveaux projets comme le programme international sur l’analyse multidisciplinaire de la mousson africaine (AMMA) ou une série d’études dans le champ des sciences humaines et sociales.
L’IRD a également coordonné deux expertises collégiales à la demande d’autorités et institutions maliennes :
- La lutte contre le Trachome en Afrique subsaharienne (2006, commanditaire, Ministère de la Santé du Mali, Institut d'ophtalmologie tropicale d'Afrique, Mali)
- L’avenir du fleuve Niger (2007, commanditaire Institut d'économie rurale du Mali)

L’IRD contribue ainsi activement à la coopération franco-malienne et à une dynamique régionale.
Ses activités sont régies par un Protocole d’accord de coopération avec le gouvernement du Mali qui a été renouvelé en juin 2009.


L'IRD au Mali ce sont au cours de l'année 2010

• 16 Unités Mixtes de Recherche impliquées dans des partenariats
• 19 programmes de recherche
• une trentaine d’institutions maliennes et régionales partenaires
• 13 personnels expatriés
• 7 chercheurs maliens accueillis sur le site de l’Institut
• environ 70 enseignants-chercheurs maliens associés aux programmes
• encadrement d'étudiants dont 33 doctorants maliens et français
• 8 chercheurs en mission de longue durée
• 132 chercheurs en mission de courte durée
• 20 personnels locaux administratifs et techniques
• un dispositif logistique

 



Former et diffuser les savoirs: des missions essentielles

Conjointement aux activités de recherche, les chercheurs de l’IRD à Bamako
• interviennent dans une trentaine de formations,
• encadrent des doctorants et des étudiants de master,
• suivent des étudiants en stage de laboratoire ou de terrain.

Les équipes scientifiques contribuent aussi à la promotion de la culture scientifique auprès du grand public, en particulier des jeunes : conférences-débats « Les palabres scientifiques », expositions, clubs de Jeunes,…






Des partenariats avec un ensemble d’institutions maliennes

Les projets sont conduits en étroit partenariat avec diverses institutions nationales (Ministères, établissements d’enseignement supérieur et de recherche,…) avec lesquelles sont signées des conventions de programmes. Ils donnent également lieu à des collaborations avec des organisations régionales et internationales.
Les sources de financement sont diversifiées : crédits bilatéraux (Agence nationale de la recherche ; Fonds de solidarité prioritaire du Ministère des Affaires étrangères et européennes : RIPIECSA, Mali contemporain,…), Union européenne, UNESCO, secteur privé,…


LES PRIORITES SCIENTIFIQUES


L’IRD déploie ses programmes au Mali selon quatre priorités scientifiques définies conjointement avec les partenaires et répondant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement


› CHANGEMENT CLIMATIQUE ET RISQUES NATURELS


• Analyse multidisciplinaire de la mousson africaine (AMMA)

La mousson rythme la vie des 300 millions d’habitants d’Afrique de l’Ouest. De l’intensité et de la durée des pluies dépend l’ensemble des récoltes et des ressources en eau. Ce programme international a mis en lumière la complexité des mécanismes de la mousson. Après les succès de la 1ère phase, le programme va se poursuivre pour des observations de long terme visant à la mise en place de stratégies de gestion adaptées des terroirs agricoles et pastoraux.


• Impacts des variabilités climatiques et pression anthropique sur les ressources naturelles

Quels sont les effets des changements climatiques et de la pression anthropique sur les sols, les ressources en eau et la biodiversité ? Ces interrogations sont au centre de recherches menées sur de petits bassins versants du cours du Niger supérieur. Elles s’appuient sur le traitement d’images de télédétection, des mesures de terrain et d’analyses de laboratoire.





› ÉCOSYSTÈMES ET GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

 – Exploration géologique et ressources minérales

• L’initiative d’exploration ouest-africaine

Ce programme international (IXOA-WAXI) vise à renforcer le potentiel d'exploration du Bouclier Leo-Man à travers un programme intégré de recherche et de collecte de données dans son «anatomie», ceci afin d’appuyer les industries minières et de renforcer les capacités nationales pour la mise en œuvre de politiques publiques dans ce secteur. Le programme regroupe un ensemble d’institutions de recherche (France, pays africains, Australie, Canada,..) associées au consortium des industries minières AMIRA international.

 Ressources et accès à l’eau

• Gestion intégrée des ressources en eau du fleuve Niger (GIREN)

Centré sur l'analyse de la disponibilité et de l'allocation des ressources en eau dans le bassin du Niger, le programme GIREN contribue à identifier et caractériser tant les ressources que les usages de l'eau. Une attention particulière est portée au Niger Supérieur et au Delta Intérieur. D’autres actions sont menées dans le cadre du programme régional « Projet focal de bassin » du fleuve Niger et du projet Loire-Niger soutenu par l’UNESCO.

• Vulnérabilité des ressources en eau superficielle au Sahel aux évolutions anthropiques et climatiques (RESSAC)

Le Sahel connaît une évolution de ses eaux de surface non directement liée aux précipitations. L’homme et le changement climatique ont en effet un impact significatif sur la transformation des terres et sur la dynamique des écoulements. L’analyse de ces facteurs permet d’établir des modélisations hydrologiques du bassin du Bani, principal affluent du fleuve Niger.



 

 Production agricole / sécurité alimentaire

• Biologie et contrôle des rongeurs ravageurs des cultures rizicoles

Les rongeurs posent un problème crucial en matière de développement agricole et de santé publique. L’IRD et ses partenaires maliens œuvrent au développement de méthodes alternatives de lutte basées sur une meilleure connaissance de la biologie des populations de rongeurs et sur l’amélioration des pratiques locales de contrôle.
Un nouveau laboratoire de rondotologie a été inauguré en juillet 2008 à l’Institut d'Economie Rurale de Sotuba.




› SOCIETES, POLITIQUES PUBLIQUES ET MONDIALISATION

 Lutte contre la pauvreté et pour le développement

• Étude de la formation des inégalités, du rôle des institutions et de la gouvernance

Quels sont les relations entre les processus de développement démo-économique, la répartition des ressources, les régimes politiques et les interventions publiques ? Cet axe de recherche répond au besoin des États africains de mener des politiques de lutte contre la pauvreté et de poursuivre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Un programme analyse notamment l’impact des évolutions récentes des politiques publiques sur la vulnérabilité différentielle de groupes de population rurale dans deux régions : le bassin cotonnier et le delta intérieur du Fleuve Niger.
Une autre étude, lancée fin 2010, porte sur les déterminants de la demande domestique pour des services améliorés en eau et en assainissement à Bamako afin d’appuyer la définition des politiques de gestion de l’eau et d’accès aux services de base.

Migrations internationales, dynamiques identitaires et développement

• Migrations internationales, recompositions territoriales et dynamiques sociales locales

Flux migratoires liés aux événements internationaux, transformations du statut des migrants et des populations demeurées au Mali, utilisation des transferts financiers… Des programmes portent sur le rôle des migrants dans le développement local et la gouvernance au niveau des collectivités territoriales, avec un accent mis sur le financement par les associations de migrants de biens publics locaux (écoles, dispensaires, magasins coopératifs, puits, etc.). Des enquêtes sont réalisées au Mali mais aussi en Europe (Espagne, France).
Un programme porte également sur les migrations chinoises et leur impact sur les dynamiques locales.

 • Recompositions sociales et identitaires dans le Mali contemporain

Cet axe de recherche porte sur l’identité culturelle, observée à travers la politique culturelle et les productions artistiques, sur les reconfigurations sociales, les dynamiques religieuses mais aussi l’activité touristique ou les relations de genre dans la vie quotidienne.
Des programmes concernent notamment :
 - une approche transversale du religieux, visant à rendre compte et analyser les dynamiques du religieux autour d’un certain nombre d’imaginaires et de pratiques ;
 - les nouveaux « cadets sociaux », notion qui désigne un ensemble de positions dans des relations de subordination s’inscrivant dans des configurations sociales très différenciées ;
 - l’Etat dans son fonctionnement et son action analysés au travers de divers champs (justice, éducation, politique agricole, etc.)



Une initiative phare : le FSP « Soutien aux recherches en sciences sociales et humaines sur le Mali contemporain »

Depuis au moins deux décennies, la société malienne, à l’instar de celles de toute la sous-région, connaît des mutations de grande ampleur : la libéralisation de la vie politique et économique, la multiplication et la compétition des offres religieuses, l’irruption dans l’espace public de groupes longtemps marginalisés comme les femmes et les jeunes, l’intensification des flux migratoires,...

Face à ces processus de recomposition qui portent des risques de fragmentation, les pouvoirs publics ont mis en œuvre, avec des résultats contrastés, un ensemble de mesures parmi lesquelles la décentralisation des pouvoirs administratifs et de certains secteurs sociaux de l’éducation et de la santé.
Toutes ces questions appellent une forte mobilisation des recherches en sciences humaines et sociales en vue d’y apporter des éléments de réponse pouvant aider à la prise de décision.

Le Projet franco-malien intitulé « Soutien aux recherches en sciences sociales et humaines sur le Mali contemporain » vise à combler les déficits constatés en matière de connaissances et à renforcer les capacités de la recherche malienne.
Ce projet sur 3 ans est financé par le Fonds de solidarité prioritaire (FSP) du Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes et coordonné par l’AIRD.


› SANTE

Création de la Jeune équipe associée à l’IRD « URFOSAME »

Le programme « Jeunes Equipes Associées à l’IRD » (JEAI) a pour objectif de contribuer à l’émergence et au renforcement de nouvelles équipes de recherche dans les pays du Sud dans le cadre d’un partenariat scientifique avec une unité de l’IRD.

L’inauguration de la Jeune Equipe Associée à l’IRD « Unité de Recherche et de Formation en Santé de la Mère et de l’Enfant » (URFOSAME), la première au Mali, a eu lieu le 13 janvier 2011 au Centre de santé de référence de la Commune V à Bamako. Elle s’est déroulée en présence d’une nombreuse assistance, avec la participation en particulier du Secrétaire Général du Ministère de la Santé, du Directeur National de la Santé, de la Représentante de l’OMS au Mali, du Recteur de l’Université de Bamako et du Représentant de l’IRD au Mali.

L’Unité URFOSAME, dirigée par le Professeur Mamadou Traoré, associe la Faculté de Médecine de Bamako et le Centre de santé de référence de la Commune V ; elle a pour partenaire l’Unité Mixte de Recherche « Mère et enfant face aux infections tropicales » fédérant l’IRD et la Faculté de Pharmacie de Paris qui ont pour représentant auprès de l’Unité, le Docteur Alexandre Dumont.

Les actions pour la santé de la mère et de l’enfant correspondent à un domaine prioritaire en matière de santé publique au Mali.

La présentation détaillée et actualisée des programmes est en cours de réalisation sur le site






 


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